Passages / Sanacore

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Titres

  1. Dal Bel Castel
  2. Dimmi O Bella
  3. Ite Mia Teuna Forti
  4. L'éternité
  5. Sciur Padrun Da Li Beli Braghi Bianch
Sanacore, « qui soigne les cœurs »

Artistes : Anne-éléonore Bovon, Caia Grimaz, Anne Garcenot, Tania Pividori

Quatuor a cappella de chants polyphoniques, traditionnels, populaires italiens et de créations contemporaines. A capella : quatre voix comme une multitude d’instruments, pour découvrir l’Italie, la méditerranée.

Avec la voix pour seul attelage, nous continuons à explorer de nos envies la polyvocalité, construite et circonscrite lentement par les périmètres du Mare Nostrum qui a souvent défié l’histoire de ses confluences.
Du bruissement de toutes ces rencontres surgit l’évidence de transposer l’ailleurs, ici, en jonglant sans soucis avec le sens des flèches directionnelles. Bref, faire et dire avec des mots chantés, dégager l’écorce du son et du sens, mettre un point d’orgue sur les fréquences déchiffrables par nos cordes vocales pour déferler sur celles, chiffrables, de nos systèmes auditifs.
Ainsi nous partageons nous un peu d’Italie, à travers ses langues qui résonnent, fondantes, comme autant de sucres d’orge dévorés, qui sont déclinaisons de départs toujours renouvelés et conjugaisons de mots à inventer. La tentation s’érige, immédiatement présente, de jouer de cet état d’esprit dans nos créations contemporaines.

L’étendue vaste du travail possible et surtout l’échange entre nous, membres du quatuor, ont permis de forger une structure stratifiée au sein de laquelle tournent comme la roulette sur un tapis vert, connaissances, découvertes, doutes, plaisirs partagés et la volonté de faire du spectacle un langage de recherche articulé et signifiant, qui nous incite à dérouler sans fin ces choix.
C’est alors que notre engagement se concrétise dans le spectacle «Passages» ou l’art de confire nos fruits musicaux au point qu’une note piquée dans la chair de la portée oscille d’un interligne à l’autre, hésite à affirmer sa tempérance ou à donner libre cours à ses naturelles harmoniques.
Nos voix se croisent, s’étonnent, témoignent de notre parcours de relais, ou se rejoignent de façon éphémère dans une image sonore du kaléidoscope en construction. Les dés sont jetés. À chaque lancé nous colorons l’espace de nos pièces hôtesses.

Aux chants populaires italiens l’on applique des onguents qui les cisèlent, afin de les mêler aux créations produites par ou pour le quatuor. Les images des textes populaires ou celles de notre poésie s’enrichissent entre elles, passant de l’obscurité concave du moment solennel de recueillement d’un Salve Regina liturgique, à l’ombre délicate de l’Eternité qui défie le temps, chassant entre la lumière d’une Ninna nanna  vermeille et l’éclat d’un Dieu et diable polychrome.
Notre choix transversal, affecté d’une quinte de modulations, de peurs, de colères, de joies, de mélancolie se décline en autant de nuances enluminées.

Tania Pividori

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